N°22- Page 27
Le Bon Guide de
l'Hygiénisme
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'un de mes patients qui avait subi un long jeûne dans ma maison a envoyé une lettre à un autre curiste où il décrit ses expériences diététiques après son retour : "Shelton a raison. On n'a pas besoin de mettre sur la salade des assaisonnements, car chaque bouchée possède son propre goût inimitable et c'est une honte d'y parsemer des épices ou de l'huile qui détruisent totalement ces saveurs. Je n'ai jamais pensé que je dirai cela".
En effet, les aliments naturels procurent une satisfaction parfaite et une jouissance totale.
Nous ne trouvons pas qu'on ait besoin de leur ajouter du sel, du poivre, des épices, des sauces, des assaisonnements, ou d'autres condiments pernicieux, ni du sucre.
Depuis des années j'ai souligné le fait que très peu de gens goûtent leurs aliments. En effet, les condiments utilisés cachent les saveurs délicates et agréables que la Nature a mises dans ses aliments. J'en ai parlé dans mon livre Health for the Millions : "La première leçon que nous donnons à ceux qui veulent apprendre à manger sainement c'est d'abandonner toutes ces 'aides' extérieures à la digestion.
— Mais celui qui a un appétit dénaturé proteste et dit qu'il ne peut pas apprécier ses repas sans ces condiments, que tous les aliments sont autrement fades et sans goût.
— En effet, les aliments n'ont aucun goût, mais pourquoi n'ont-ils aucun goût ? Est-ce que l'homme est constitué de telle sorte qu'il ne peut pas apprécier des substances saines et nutritives sans leur ajouter des substances malsaines et pas nutritives ?
Aucun animal dans la Nature n'ajoute des condiments aux saveurs naturelles et aux arômes de ses aliments.
Pourquoi l'homme doit-il faire autrement ?
J'ai écrit dans mon autre livre Natural Hygiene : "Les Hygiénistes ont abandonné les condiments. Leur position est simple : les aliments entiers et sains sont agréables au goût normal, non dépravé ni perverti.
Toutefois, les gens se sont tellement habitués à dissimuler le goût des aliments purs avec des 'habits plus goûteux' qu'ils ne connaissent pas le goût des aliments.
Les saveurs délicates des aliments ne peuvent pas être perçues par les palais et les langues habitués à des substances piquantes, de sorte qu'ils ont une aversion envers les aliments destinés à nous fournir des nutriments supérieurs.
Les qualités irritantes du poivre, de la muscade, du gingembre et des autres épices, les graines d'anis ou de carvi ou des autres substances similaires que l'on ajoute souvent aux aliments, ce sont là des outrages au goût non initié quoique les habitués les demandent.
Malheureusement, nous trouvons peu de gens qui possèdent un goût normal. Il suffit de les observer saupoudrer du sel sur les tomates, les pastèques, les melons, du sucre sur les oranges et sur les pamplemousses, du sucre et de la crème sur les fraises, ainsi que du vinaigre, du poivre, de la cannelle, du clou de girofle, du radis noir, des sauces, du ketchup, etc.
Ils mangent peu d'aliments sans leur ajouter des assaisonnements, des adoucissants, des condiments, etc. Ils n'aiment pas le goût des aliments, mais celui des condiments, du vinaigre et des autres substances non nutritives. Les gens aiment le sucre et la crème avec un goût de fraises, mais peu aiment les fraises. Ils mangent les bananes avec de la crème et du sucre, de la crème sur les pêches, du sucre et des épices sur leurs pommes en compote, mais ils n'apprécient pas les pommes. Je doute que l'on réalise à quel point nous avons dépravé notre sens du goût.
Presque tout le monde gâte un beau plat de légumes en lui saupoudrant du sel ou un assaisonnement qui a un goût abominable. Peu de gens apprécient les saveurs naturelles de leur salade.
Le vinaigre dans les assaisonnements attire davantage leur goût perverti. Peu de personnes réalisent que l'addition de telles substances sur leurs aliments retarde le processus de la digestion et qu'elle est une cause courante d'indigestion avec toutes les conséquences qui découlent de l'indigestion chronique.
LES BARRIÈRES INSTINCTIVES
L'homme est pourvu par la Nature de barrières instinctives contre les substances nocives, mais par les mauvais conseils du sorcier, du prêtre, du médecin et du commerçant, il étouffe délibérément les protestations instinctives contre l'ingestion des substances nocives et finit par acquérir une attirance fictive envers elles.
Il n'y a qu'un facteur psychologique fort, tel que l'influence d'un sorcier, d'un prêtre et d'un médecin, qui ait pu induire l'homme à l'origine d'ignorer les protestations persistantes de son instinct et d'acquérir de fausses habitudes."
Il faudrait lire ces deux livres à propos des condiments, des assaisonnements, des huiles, et des autres adoucissants et additifs pour apprécier pleinement le problème.
Pour apprendre à apprécier sûrement les arômes et les saveurs des aliments, il faut éviter l'usage des assaisonnements, des condiments et le reste durant une période assez longue pour permettre aux papilles gustatives de retrouver leur sensibilité normale.
A ce moment, on pourra apprécier les aliments comme jamais par le passé.— Traduit et présenté par A. M. de Dr Shelton's Hygienic Review N° 1 vol 30.(voir note page 15).